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Un pourvoyeur et son client devant un chalet

Michel Mcclish est un bon vivant. Un gars positif. Un gars chanceux dirait son ami Serge. Pour lui, c’est une chance inouïe d’avoir accès à l’une des plus belles pourvoiries au Québec, à trois heures de route de Québec. Mais sa chance ne s’arrête pas là !  

À 12 ans, Michel pêchait déjà le long des rivières avec son père. « J’avais un petit coffre de pêche à 10 $ acheté chez Zellers, mais tout ça avait peu d’importance comparé au plaisir de passer du temps avec mon père », se souvient Michel. La piqûre, il ne l’a que beaucoup plus tard, dans la jeune vingtaine, après avoir dépensé son énergie dans le sport. « C’est lors d’un voyage en pourvoirie avec mes chums que j’ai vraiment accroché. » Il commence alors par pêcher à la journée pour finir par des séjours de 5 jours au moins trois fois par an.   

« Je suis un gars de bois, préretraité. C’est ici que je viens recharger ma batterie. La pourvoirie, c’est mon médicament. »

Michel est un gars fidèle. « Je pêche avec Lina et nos deux fils ou avec des amis ; toujours avec le même monde ; toujours à la même place. » Depuis 20 ans, c’est à la pourvoirie Domaine du Lac Brouillard que ça se passe. Si tout semble prévisible jusqu’ici, ses histoires de pêche, elles, sont tout le contraire. 

Équipé pour veiller tard 

La pourvoirie Domaine du Lac BrouillardCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre est située en haute altitude au nord-est de Charlevoix, à la limite du Fjord. Les lacs sauvages y sont remplis de truites mouchetées indigènes combatives. Depuis qu’Adrien a acheté la pourvoirie, il y a trois ans, il a de grands projets pour celle-ci. « Il construit actuellement une auberge et offrira bientôt le plan américain, avec restauration. On pourra même y aller en hiver en motoneige. »  

Il y a longtemps que Michel possède son propre moteur, son sonar et plus d’une canne à pêche. « C’est important d’être bien équipé. Et d’avoir une deuxième canne, au cas où. » Parlez-en à son chum Serge et à sa femme que Michel a initiée à la pêche il y a 7 ans. Bien qu’ils aient connu ensemble des séjours mémorables, tous ne sont pas aussi chanceux que Michel.   

Bonne fête Serge ! 

Il y a deux ans, Serge reçoit pour sa fête un moteur électrique, une canne à pêche et une batterie. En juin, les voilà tous au Domaine du Lac Brouillard, trop heureux de commencer la saison. À peine arrivés sur le lac Brouillard, le moteur électrique de Serge ne s’éteint plus. C’est la panique. « La pine était cassée. On a tout remis ça dans le char et on est rentrés au chalet. Adrien a prêté à Serge ce qu’il fallait pour terminer la journée. » Il décide de changer de lac pour l’après-midi.   

Au lac des Associés, tout baigne. Jusqu’à ce qu’un faux mouvement de Serge lui fasse échapper sa canne flambant neuve qui coule à pic au fond du lac. Serge est désespéré. Michel, prévoyant, prête à Serge sa deuxième canne pour terminer le séjour. « Heureusement, on est quand même tous revenus avec nos quotas. »   

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Deux mois plus tard, en août, Michel retourne pêcher sur le lac des Associés avec son fils. Il se croit pris au fond du lac. Il tire, croit en avoir pris une grosse, tire encore et qu’est-ce qu’il voit au bout de sa perche ? Je vous mets au défi de deviner : la canne de Serge au bout de l’hameçon ! « C’est mon chum qui était content. » 

Texte rédigé par Diane Laberge dans le cadre du Guide de la pourvoirie 2024