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Chasseur d’images

7 octobre 2019

Depuis quelques années déjà, la FPQ travaille en collaboration avec des photographes professionnels pour mettre en valeur l’univers des pourvoiries. Parmi ceux-ci, nous comptons Michka Bélaïeff qui nous présente ses plus beaux clichés de la faune. Il a le don et la patience pour être au bon endroit, au bon moment, afin de capter des instants uniques de la nature dans toute son authenticité.

Voici un portrait de son parcours, de son lien avec les pourvoiries et ses quelques photos coup de cœur.

Un mélange de passion

Après avoir été initié à la photo par son père qui était réalisateur et producteur, c’est à l’âge de 16 ans, sur un plateau de tournage, que monsieur Bélaïeff a vraiment eu la piqûre pour la photographie. Il a poursuivi ses études pour ensuite travailler dans le domaine comme chimiste, technicien en laboratoire, imprimeur et finalement se lancer à son compte comme photographe professionnel jusqu’aux années 1990. Aujourd’hui, il concentre ses efforts sur la photographie animale et les paysages en jumelant le tout à une autre de ses passions, la cuisine.

En restauration depuis plus de 25 ans, après avoir voyagé un peu partout au Québec et au Canada, c’est en 2014 à la pourvoirie du Domaine Shannon que ce diplômé de l’école d’hôtellerie débute son aventure de chef cuisinier en pourvoirie. Depuis, il jumèle sa passion pour la fine cuisine gourmande et celle pour la photo en vivant au cœur de la forêt.

 

Les défis de photographier la faune

Faire de la photographie demande un minimum de préparation, d’organisation et une bonne connaissance de l’animal pour avoir de bons résultats. Le choix du matériel photographique est important et une bonne condition physique l’est également. Depuis l’apparition d’internet, l’observation des animaux a beaucoup changé, car plusieurs lieux « sauvages » gagnent en popularité, troublant les habitats. L’accès est devenu plus compliqué et réglementé qu’il y a vingt ans. Créer de bons liens avec les propriétaires et gestionnaires de territoires s’avère important afin d’obtenir l’accès à plusieurs endroits « inédits ».

Les animaux se déplacent, changent de territoires, mais leurs habitudes demeurent les mêmes. Il faut les comprendre et les respecter, savoir entrer dans leur intimité sans être invasif.


Pour en savoir plus sur Michka Bélaïeff photographe, suivez ses articles de blogue et ses nouvelles publications en ligne : michkabelaieff.com


Anecdotes

Un beau buck!

« En Gaspésie en 2014, ayant eu vent qu’un bel orignal arpentait le territoire, je suis parti à sa rencontre avec un collègue. Après avoir “callé” tout le matin sans réponse, j’ai décidé de faire une petite sieste. C’est mon collègue qui me réveilla une demi-heure plus tard avec en main un super cliché de la bête. Je l’avais manqué ! Heureusement, je me mis à l’appeler et à mon grand bonheur, il réapparut dans ma direction. La morale de l’histoire, dans le temps du rut, pas question de fermer l’œil ! »

Une femelle et ses oursons !

« En septembre 2015, je travaillais en Haute-Gatineau. La saison de la chasse aux ours noirs était terminée. Le territoire sauvage offrait des paysages magnifiques offrant une vue panoramique sur les buchers gorgés de bleuets et de petits fruits. Un matin très tôt, je m’installai à ma cache dans l’obscurité. J’observais attentivement, le temps passa et soudainement, une mère et ses petits firent leur ascension dans ma direction ! Elle se trouvait à quelques centaines de pieds, puis une cinquantaine de pieds de moi. Dans mon viseur, je pouvais voir que la mère cherchait à savoir, d’où venait le “clic” de mon appareil. Puis, pendant quelques secondes (qui m’ont semblé être une éternité), nous avons échangé un regard. Voilà ! Je n’avais jamais observé un ours de si près ! Ce fut un moment fantastique que je ne suis pas près d’oublier ! »