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Encadrement des chasseurs non-résidents: Des retombées économiques accrues pour le Québec

27 mars 2018

La Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) se réjouit de l’annonce des nouvelles exigences concernant les non-résidents désirant chasser au Québec. La modification du Règlement sur la chasse obligera dorénavant ces chasseurs à utiliser les réseaux fauniques, c’est-à-dire une zec, une pourvoirie ou une réserve faunique s’ils veulent chasser l’orignal au Québec. Cette obligation ne s’appliquera pas cependant au non-résident qui chasse l’orignal au Québec en compagnie d’un membre de sa famille immédiate qui est résidente du Québec, au personnel consulaire et diplomatique, ou encore aux personnes à l’emploi de la GRC ou des forces armées canadiennes.

« En plus de redonner du territoire libre pour la relève résidente à la chasse à l’orignal, cette réglementation favorise des retombées économiques accrues pour le Québec, notamment en ne permettant plus les situations où des non-résidents accédaient au territoire public avec leur roulotte et leur nourriture, ne laissant que des dépenses équivalentes au prix du permis de chasse. À l’heure actuelle, on estime en effet qu’un chasseur non-résident qui utilise les services d’une pourvoirie dépense plus de trois fois le montant du même chasseur qui chasse sans encadrement », explique Marc Plourde, PDG de la FPQ.

Cette nouvelle réglementation comporte aussi d’autres avantages. Par exemple, elle contribuera à freiner certaines opérations de pourvoiries illégales ou celles de guides étrangers qui travaillent sans payer de taxes ni d’impôts au Québec. Selon Yves Bouthillette, président de l’Association des pourvoiries de l’Abitibi-Témiscamingue, « il s’agit par ailleurs d’un gain majeur pour les chasseurs québécois. Dans plusieurs états américains du Nord-Est de même qu’en Ontario, les populations d’orignaux sont en baisse et dans certains cas, le nombre de permis disponibles est d’à peine quelques centaines par année, ce qui tend à augmenter la présence de ces chasseurs étrangers sur les terres publiques du Québec. Les diriger vers les réseaux fauniques permet de préserver et même d’améliorer l’accès des chasseurs québécois au territoire libre. »

En terminant, rappelons que cet encadrement des non-résidents existe déjà au Québec en ce qui concerne la chasse à l’ours noir et à la bécasse. Une réglementation similaire est aussi appliquée dans la grande majorité des provinces et territoires du Canada.

La FPQ représente plus de 330 pourvoiries opérant sur le territoire québécois, des petites et moyennes entreprises spécialisées dans l’offre d’activités de chasse, de pêche et de villégiature en milieu naturel. Il s’agit d’une industrie qui contribue au maintien de plus de 4500 emplois et qui génère des retombées économiques de près de 200 millions annuellement. Chaque année, environ 425 000 personnes, dont 20 % proviennent de l’extérieur du Québec, fréquentent les pourvoiries.

  • Alain Cossette

    Il est tout à fait UTOPIQUE de croire que les non-résidents qui chasse l’orignal en territoire libre ou privé vont aller en pourvoirie en raison de cette nouvelle réglementation ?!?

    La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs est en accord avec l’ encadrement des non-résidents d’ orignal qui ne sont pas accompagnés d’ un chasseur québécois , ayant les mêmes permis , pour chasser en territoire libre. On avait même une entente écrite avec la FPQ à cet effet.

    Pourquoi une PSDE ( pourvoirie sans droits exclusifs ) peut-elle avoir des non-résidents en territoire libre ?!?

    Depuis 11 ans on demande de régulariser la situation de l’ ours noir et avoir le droit de chasser avec des membres de notre famille et des invités … en tant que québécois n’ est-ce pas là un principe de base ?!? Et là on ne régularise pas la situation et on en crée une nouvelle au dépend des chasseurs québécois qui veulent chasser avec leurs amis pour ce qui est de l’ orignal.

    En terminant on parle de 2700 chasseurs non résidents qui chasse l’ orignal comparativement à 174 000 résidents.

    Des 4377 chasseurs non résidents d’ ours noir en 2000 on est passé à 1919 chasseurs non résidents en 2017 … ne serait-il pas bon un nouvel apport de non-résidents pour l’économie du Québec qui proviendrait des membres de la famille immédiate et des amis .

    La chasse est un BIEN COLLECTIF !
    Alain Cossette
    Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

    N.B. Ailleurs il y a toutes sortes de règles selon l’ abondance des espèces et personnellement , tout comme bien d’ autres chasseurs du Québec, j’ ai pu en bénéficier sans guide ou avec accompagnateur ( notion d’ ami ). Trop long pour en faire toute la description …

    • Martin

      Mr. Cossette.. vous avez entièrement
      raison. J’en suis un de ces non-résidents d’Ottawa et chasse avec le meme groupe d’amis D’Abitibi qui on un bail depuis 10 ans et j’avais meme une chalet dans les Laurentides pendant 20 ans..je ne me suis jamais plein de payer la prime du non-résidents d’environ $490.00. et maintenant
      le ministère de la faune pratiquement me dit….trouve toi des nouveaux chum qui son non-résidents. pis va te « bouquer » une
      pourvoirie. Pas fort, pas fort. En espérant
      qu’ils vont nous announcé bientôt que c’était juste un poisson d’avril qui a été publié trop vite.

      • Alain Cossette

        La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs vous invite à écrire au premier ministre Couillard et au ministre Luc Blanchette .

  • Alain Foster

    Je suis d’accord que l’argument économique ne tient pas debout. Je ne vais pas allez chasser dans aucune Pourvoirie parce que cette loi est en vigueur. Je vous explique.
    Je suis un non résident né au Québec qui a travaillé dans plusieurs pays et habite maintenant à Toronto. J’ai chassé pendant plusieurs années avec mon père et mon oncle dans un territoire libre en Mauricie. Mon père étant maintenant plus âgé il ne peut plus chasser avec nous ces dernières années. Alors les deux derniers années je chasse avec mon oncle sur ce même territoire libre ou est situé notre camp de chasse.
    Avec cette nouvelle règle on a créé non seulement un problème pour les non résidents mais aussi pour les résidents. En tant que non résident je ne pourrai plus chasser au Québec avec mon oncle. Aussi il devra se trouver un autre coéquipier.
    Il a investit beaucoup d’argent et chaque année je dépense beaucoup d’argent au Québec , équipement de chasse, épicerie, boucher, gazoline, permit, restaurants , VTT, tout sorte de dépense de camp de chasse, etc .
    Évidemment il n’y a pas de raison pour nous deux d’aller dépenser notre argent en Pourvoirie et je suis sur qu’il y a beaucoup de Québécois dans la même situation. Donc l’aspect économique ne tient pas debout.
    En espérant bien que la définition de la famille utilisée dans cette nouvelle règle étant trop restreinte pourra être modifiée avant l’ouverture de la chasse.

    Finalement, cette règle semble être discriminatoire puisque l’ont ne permet pas à un Québécois de chasser dans un territoire libre avec un ami qui vie à l’étranger.

    Alain Foster

    • sylvain piche

      Sylvain Piché
      Bonjour, je suis aussi un non-résident due a mon travail. Je suis Québécois, membre de l’aliance autochtone du Québec. Je chasse l’orignal au Québec depuis près de 20 ans avec le même group. J’ai un camp en Abitibie que je partage avec mon beau-père. Avec cette nouvelle lois je ne peux même plus chasser sur un territoire pour lequel je paie déjà beaucoup de taxes. Je crois aussi que cette règle est discriminatoire surtout que je ne peux pas chasser sur mon territoire, pas en territoire libre. Je peux payer les taxes scolaire même s’il n’y a pas de route pour si rendre mais pas y chasser…

      Sylvain Piché

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