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Chroniques > Pourquoi j’ai commencé la chasse? Par José Boily, Québec à vol d’Oiseau
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Pourquoi j’ai commencé la chasse? Par José Boily, Québec à vol d’Oiseau

30 octobre 2017

Mes premiers souvenirs de chasse s’illuminent à l’aide d’une lampe à l’huile, à l’intérieur d’un minuscule chalet, en bordure du marais. Les crépitements des éclisses de cèdre fraîchement déposées dans le poêle s’ajoutent à l’ambiance du moment.

Le cadran vient tout juste de sonner. Mon père se tient devant moi, bien que je sois encore couché. C’est à mon tour de l’accompagner. Je dis bien mon tour, car mes frères plus vieux ont aussi le désir de le suivre. Cependant, l’unique paire de bottes-culotte disponible impose la rotation. Trop petit pour porter les vêtements des grands, j’ai par contre fière allure, habillé d’un manteau couvert de taches vertes que ma mère a confectionné juste pour moi. Je me souviens encore d’être là, à marcher dans ce petit filet d’eau, à faire des pas grossiers dans ces chaussures caoutchoutées aussi grandes que ma joie de vivre. Enfin, ma première ouverture de chasse au canard. Dans la noirceur du matin, j’imite mon père, mon guide, mon idole. Comme lui, je dispose dans la mare les appelants de bois sculptés à la main. Comme lui, je m’efface par la suite dans cette cache couverte de branches.

Je n’ai plus en mémoire le tableau de chasse de cette journée. Cependant, je n’oublie pas ces longues flammes sortant des canons que fait jaillir l’arrivée des fusées aux ailes sifflantes, les sarcelles…

Je me souviens encore de voir la passion sur le visage des gens faisant partie de ma première aventure de chasse.

Par la suite, maintes et maintes fois après l’école, je me retrouve fusil à la main dans le petit bois du stade, à deux pas de la maison. Je dois à ce moment me faire accompagner d’un adulte pour espérer ramener quelques lièvres ou perdrix.

Et depuis ce temps… la chasse habite toutes mes pensées.

Pourquoi j’ai chassé?

À 16 ans, je deviens autonome. Le droit de chasser seul et mon premier permis de conduire marquent une nouvelle ère. À moi l’aventure, la possibilité de découvrir de nouveaux gibiers, de nouveaux territoires et de nouvelles sensations! Je me rends bien compte que déjà, la nature influence mes actions et que tout tourne encore autour de la chasse… Les couleurs des feuilles de septembre me font rougir. Le vent nordet d’octobre nuit à mes études et les premières neiges de novembre me rendent malade. Je respire uniquement quand mes bottes sont dans l’eau et que mes épaules supportent le sac à dos. La chasse devient peu à peu une façon de vivre, de choisir ses amis, de meubler son calendrier.

Au grand désir de rencontrer le plus de variétés de gibiers possible, se greffe alors le goût du voyage. Ce sport de prédation me conduit à la découverte de nouveaux biotopes. Le nord du Québec, l’île d’Anticosti et l’île aux Grues sont, à cette période de ma vie, des destinations à visiter.

À la suite de certaines récoltes fructueuses, le fruit de la chasse est toujours soigneusement  apprêté. Le goût de la viande sauvage se développe et les nombreuses recettes animent mon désir de me nourrir de viande bio. Sans être un grand chef, je cuisine le gibier à toutes les sauces. Les réunions d’amis nourris de cette venaison incitent ces derniers à se porter vers mon activité de prédilection.

Au fil des ans, ma passion de la chasse s’accentue à un point tel que je délaisse une carrière d’enseignement pour en vivre uniquement. Une passion incontrôlable; impossible pour moi d’y résister! Je décide donc de travailler dans une boutique de chasse spécialisée durant la semaine et de chasser durant les vacances et les temps libres. Mon grand intérêt pour la chasse me pousse à en connaître davantage et les clients de l’époque deviennent une source de transmission du savoir.

Pourquoi je chasse encore aujourd’hui?

À vrai dire, aujourd’hui, je chasse les images. Je suis en tout temps de l’année en action de chasse et, pourtant, je chasse beaucoup moins. Mon désir de prédation s’est changé en désir de transmission de cette tradition. Ma satisfaction passe à nouveau par l’enseignement et par l’image de qualité de ce sport qui m’a toujours soutenu. Je suis conscient du poids de l’opinion publique, pas toujours favorable à la prédation, et je veux donner à cette dernière la plus belle des visibilités. L’émission que je partage avec mon équipe de production sur les ondes de TVA Sports au Québec et sur la chaîne Chasse et Pêche en Europe se veut une façon d’ouvrir des horizons sur la chasse tout en mettant l’accent sur la beauté de ce sport.

Je ne compte plus les heures passées à attendre le gibier ou à attendre l’image parfaite. J’y ai sûrement déjà laissé plus de la moitié de ma vie. Pourtant, il n’y a pas une seconde où la nature ne cesse de me récompenser par sa grandeur, sa beauté, ses paysages et aussi par le vide et la réflexion qu’elle suscite.

La chasse fait tout simplement partie de moi!

Texte et photo de José Boily, Animateur – Québec à vol d’Oiseau

  • Jean-François Joly

    Comme cela est bien raconté. Cela s’appelle une passion qui se renouvelle chaque saison, chaque jour. Bravo pour ce témoignage bien senti.

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