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Chroniques > Orignal à l’appel : 5 détails déterminants
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Orignal à l’appel : 5 détails déterminants

10 septembre 2017

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, dans un groupe de chasseurs d’orignal, ce sont souvent les mêmes qui réussissent à récolter leur bête grâce à l’appel ? Pourtant, ces chasseurs se mesurent au roi de nos forêts dans le même territoire, à la même période de la saison et dans les mêmes conditions météo. Sont-ils de meilleurs « câlleurs » ? Pas nécessairement ! Est-ce uniquement une question de chance ? Certainement pas ! Il y a plutôt une panoplie de détails qui font qu’un chasseur arrivera à ses fins plus souvent qu’un autre. Je vous en présente cinq.

 

1er point : La position d’où sont lancés les appels

Bien des chasseurs n’ont qu’une seule idée : voir le plus loin possible, mais c’est la pire façon de penser, autant pour un chasseur à l’appel à la carabine qu’à l’arc ou à l’arbalète. Effectuer les appels dans un milieu dense devient encore plus nécessaire si on chasse dans un endroit où la pression de chasse est très forte. Plus la saison de chasse avancera, plus la prudence des orignaux augmentera, et il faut tenir compte de ce point majeur quand on décide de réaliser une séance d’appel ou d’ériger une plate-forme d’où proviendront les vocalises. On doit aussi s’assurer de prévoir au moins deux lignes de tir exemptes d’obstacles.

 

2e point : La confiance en soi, le mal du chasseur d’orignal

Bien des chasseurs d’orignal manquent de confiance en eux quand vient le temps de dialoguer avec un mâle. Ils sont beaucoup trop impressionnés par la partie à jouer, ce qui est tout à fait normal quand celle-ci ne se présente qu’une fois ou deux par automne. La meilleure solution est alors de se jumeler à un chasseur plus expérimenté. Au lieu de chasser seul de votre côté, mettez votre orgueil de côté et demandez à ce compagnon de vous prendre sous son aile. Je suis convaincu que cela lui fera plaisir, et tout votre groupe de chasseurs en sortira gagnant, car vous deviendrez autonome bien plus rapidement.

 

3e point : Patience et dialogue, une combinaison gagnante

Lorsqu’on désire se mesurer à l’orignal, il faut accepter que la notion de temps ne signifie rien pour lui. Qu’il prenne cinq minutes ou deux heures pour progresser vers le chasseur en réponse à ses appels, ce dernier est le seul à s’en soucier. Les humains évoluent dans une société où tout va très vite et ils ne sont pas habitués à prendre le temps de prendre le temps… Mais quand ils pénètrent en forêt, ils doivent s’adapter à la réalité des orignaux et non s’accrocher à la leur.

L’importance de savoir attendre se mesure au nombre de possibilités de récolte dont le chasseur d’orignal espère bénéficier lors de la saison. Concrètement, dans la plupart des cas, si l’occasion se présente, il faut la saisir et donner tout ce qu’on a. Assurez-vous d’être positionné dans un endroit pas trop ouvert, où l’orignal peut se diriger vers vous en toute confiance. Je le répète, c’est capital.

 

4e point : Aucun mouvement brusque

Il est extrêmement important de ne jamais effectuer de mouvements brusques face à un orignal. Celui-ci voit les objets deux fois plus gros que nous et il perçoit de 20 à 25 images/seconde, comparativement à 15 à 18 pour l’homme. Cela lui permet de décomposer le moindre mouvement, qu’il voit en séquences, telle une série de photos. Il est donc nettement préférable de ne pas bouger lorsqu’un orignal vous observe et d’attendre qu’il se déplace pour le faire. Exécutez-vous le plus lentement possible et sans mouvements trop amples.

 

5e point : Le contrôle de soi

Le buck fever est un phénomène qui touche malheureusement bien des chasseurs. Il peut les empêcher d’effectuer un tir correctement ou leur faire précipiter un tir sur un gibier qui aurait pu finir par offrir un bien meilleur angle. Lorsque j’ai commencé à chasser l’orignal, j’ai moi-même manqué quelques bêtes.

À l’époque, j’ai par contre été assez humble pour m’avouer que j’avais un problème. Pour atténuer cette anxiété incontrôlable, je me suis astreint à me répéter, à maintes et maintes reprises avant de commencer une journée de chasse, que j’allais voir un orignal. Je devais être assez convaincant et convaincu, car ce stratagème a fonctionné pour moi. Aujourd’hui, lorsqu’un orignal me répond, je ne vis plus ce stress inutile. J’ai une hausse d’adrénaline après la première réponse, mais par la suite, tout rentre dans l’ordre jusqu’au tir ultime.

Bonne chasse !

Texte et photos : Louis Turbide, Sentier Chasse et Pêche

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