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Pêche blanche urbaine

CHRONIQUE: Pêche blanche urbaine

24 janvier 2015

Pêche blanche urbaine

Patrick Campeau – Journal de Montréal – 24 janvier 2014

II est maintenant plus facile de taquiner les poissons de cette rivière franchement méconnue qu’est la Mille-Îles.

Cette longue nappe d’une quarantaine de kilomètres ceinture Ia portion nord de ville de Laval. II s’agit en fait d’une extension du lac des Deux-Montagnes qui se déverse par Ia suite dans Ia rivière des Prairies, pour finir sa course dans le fleuve St-Laurent. Elle porte bien son nom, puisqu’elle accueille une centaine d’îles sur son parcours. Ce cours d’eau malaimé a causé bien des soucis à de nombreux amateurs qui se baladaient en embarcation, car il est peu profond et son fond est rocailleux et vaseux. En revanche, ceux qui ont pu l’apprivoiser ont souvent eu d’excellents résultats.

SAISON FROIDE

En hiver, il s’agit d’une tout autre histoire, car on peut se déplacer sans problème sur ces eaux qui subissent peu de pression de pêche, compte tenu de leur proximité privilégiée aux grands centres urbains de Ia Rive Nord.

On y dénombre une centaine de cabanes de particuliers, éparpillées de Laval Ouest à St-Eustache.

UN VRAI PASSIONNÉ

II y a cinq ans de cela, Sébastien Rhéaume a découvert Ia pêche sous Ia glace. II a tellement adoré cette activité, qu’il a fait l’acquisition d’une roulotte spécialement aménagée à cet effet. Pendant les deux saisons suivantes, il a séjourné plus de 60 jours consécutifs sur Ia croûte gelée de Ia rivière des Outaouais.

Cet adepte qui utilisait environ 120 douzaines de menés annuellement, s’approvisionnait au Paradis du Pécheur, à St-Eustache, au coin de Grande Côte et de Ia rue Éric.

En 2011, Sébas décide d’acquérir ce commerce de détail avec sa campagne, Anick Sabetta. Aujourd’hui, en plus du matériel de pêche régulier et de celui qu’il confectionne, il vend jusqu’a 300 douzaines de poissons-appâts par jour.

UN NOUVEAU DÉFI

Bien qu’il apprécie grandement sa clientèle, la pêche hivernale manquait énormément à ce chic type qu’on peut qualifier de maniaque. II a donc lancé son propre centre de pêche blanche, qui porte le même nom que son magasin.

Depuis janvier, il loue quelques cabanes qu’il a lui-même fabriquées. Elles sont positionnées de biais avec l’île Noëlla, située entre l’autoroute 13 et le pont Arthur Sauvé, du côté nord.

Même si ses opérations sont modestes pour l’instant, M. Rhéaume souhaite vraiment faire découvrir le potentiel du secteur qu’il exploite. Ce qui est surprenant, c’est que même si Ia baie avoisinante n’affiche une profondeur que d’un mètre, de bonnes concentrations de dorés, de brochets et de perchaudes semblent y avoir élu domicile. II est même possible d’y attraper occasionnellement des maskinongés et des mariganes.

La taille moyenne des dorés que les amateurs y interceptent est au-dessus d’un kilo. Depuis l’ouverture, plusieurs spécimens ont fait osciller Ia balance au-dessus de Ia marque des trois kilos. Contrairement à bien des endroits où Ia période privilégiée du soir est vraiment prédominante, elle est tout aussi productive en matinée, jusque vers 7h.

Pour ce qui est de Ia longueur des perchaudes que les gens capturent, Sébastien estime qu’elle se situe de 15 à 23 cm. De nombreux brochets de plus de deux kilos peuvent agrémenter vos parties de pêche hivernale et il n’est pas rare de croiser le fer avec des batailleurs de quatre kilos.

ABORDABLE

Ce petit couple sympathique propose à sa clientèle une formule de type tout inclus. Pour une somme de 115 $, taxes incluses, un groupe constitué jusqu’à six personnes a accès à une cabane chauffée, a 30 brimbales, a 30 trous et a 36 menés.

M. Rhéaume tenait à spécifier que malgré le récent redoux, Ia glace est très sécuritaire dans son secteur avec une épaisseur de 50 cm.

Tout comme le magasin, le Centre débute ses opérations à 5 h, tous les jours, jusqu’en mars. Pour en savoir plus, composez le 450 623-3853 ou visitez www.facebook.com/paradisdupêcheur.