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CHRONIQUE: Ce que les clients n’aiment pas

27 juin 2013

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Patrick Campeau – Journal de Montréal – 4 juillet 2012

Un très grand nombre d’amateurs fréquentent des pourvoiries, des réserves fauniques et des ZEC.

Au cours des derniers mois, j’ai interrogé plusieurs sportifs afin qu’ils m’indiquent ce qu’ils n’apprécient pas vraiment sur le terrain, lorsqu’ils se rendent sur un site de pêche proposé par ces gestionnaires. Je leur ai précisé que je ne voulais pas parler des habitations et de la qualité de l’activité de prélèvement en nature. Voici l’essentiel de leur propos.

1 Indications insuffisantes : Beaucoup de gens sont habitués à se déplacer en ville, où il y a de nombreux panneaux d’indication. De plus, la nouvelle technologie GPS les guide littéralement partout. Lorsqu’ils se retrouvent sur des chemins forestiers, il y en a qui ont horreur de ne pas connaître leur position exacte et de ne pas savoir dans combien de temps ils arriveront à destination. Ce n’est pas vraiment la peur de se perdre qui les habite, mais plutôt un sentiment d’insécurité. Il est important pour un hôte de l’arrière-pays de comprendre que, dans bien des cas, ce sont des citadins peu habitués à se dépayser qui se rendent chez eux.

2 Routes difficilement carrossables : Avec le prix exorbitant de l’essence et les difficultés quotidiennes pour se trouver un stationnement en milieu urbain, un fort pourcentage des citoyens opte pour des petits véhicules. Il est bien évident qu’une route forestière est loin d’être une travée asphaltée parfaite. Avant de s’aventurer vers un site éloigné, l’amateur aurait vraiment intérêt à se renseigner sur l’état des routes et à indi­quer aux gens qui l’accueilleront le type de voiture qu’il compte utiliser pour s’y rendre. Ce doit être vraiment inconfortable de parcourir des dizaines de kilomètres sur un chemin de gravier tout défoncé, avec de la planche à laver, dans une voiturette qui pourrait se stationner dans un espace grand comme une boîte de pick-up.

3 Branches qui égratignent le véhicule : L’achat d’une auto représente un investissement important. La plupart d’entre nous tentent donc de le garder dans un très bon état, et ce, le plus longtemps possible. Si on doit emprunter un sentier qui n’est pas bien dégagé, avec des branchailles de toutes sortes qui peuvent rayer la peinture de notre investissement, ce n’est pas très drôle. Il est évident que si votre moyen de transport est dans un piteux état ou si vous n’êtes pas du genre à vous arrêter à ce genre de détail, vous pensez que ce point est très anodin. Croyez-moi, il ne l’est pas pour une personne qui compte se déplacer en ville, par la suite, avec une voiture en bon état.

4 Sentiers mal dégagés : Lorsqu’on doit se rendre à un lac avec son matériel de pêche et que toutes les branches semblent vouloir s’entremêler dans les accessoires, cela augmente le niveau de difficulté. De plus, un sentier qui se referme à cause de la végétation limite la visibilité.

5 Chaloupe malpropre : Pour certains, l’état général de leur équipement et leur propreté importe peu. Pour ceux qui prennent soin des items qui leur permettent de jouir de leur activité, il est désolant d’arriver au bord d’un lac et de constater que le fond de l’embarcation qu’ils utiliseront est malpropre et recouvert de terre provenant de boîtes à vers, de détritus et autres. Cela implique quasi automatiquement qu’ils devront procéder à un nettoyage en règle de leur coffret de pêche, étui à canne, sac de transport et autres items une fois chez eux. Ce serait si simple de laisser une vadrouille et de demander aux utilisateurs de nettoyer leur embarcation avant de quitter les lieux.

6 Moteur en mauvais état : La plupart d’entre nous rêvent aux moments qu’ils vont passer sur les plans d’eau. Nul besoin de vous parler de toutes les frustrations que peut engendrer un moteur en mauvais état. Et c’est encore pire si vous êtes loin du camp de base ou si vous tombez en panne au milieu de nulle part.

7 Chaloupe qui fuit ou pleine d’eau : Une barque trouée laissera inévitablement passer une certaine quantité d’eau qui mouillera à coup sûr l’équipement et peut-être même nos pieds. C’est vraiment moche de devoir écoper toutes les 10 minutes pour qu’il n’y ait pas trop d’eau qui s’accumule. Ce qui est désolant, c’est d’arriver à un lac et que la chaloupe gît au fond de l’eau. Il faut alors que le client consacre beaucoup de temps et d’efforts à la sortir de sa fâcheuse position.

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