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Terrain_de_jeu_pour_pecheurs_Patrick_Campeau_27_juin_2012

CHRONIQUE: Terrain de jeu pour pêcheurs

7 septembre 2012

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Patrick Campeau – Journal de Montréal – 27 juin 2012

À seulement une heure au nord de Trois-Rivières, on trouve un immense terrain de jeu pour pêcheurs.

Le réseau de la Sépaq est composé de 16 réserves fauniques. Parmi toutes celles-ci, il y en a une située à proximité des grands centres urbains qui est plutôt méconnue, soit celle du Saint-Maurice.

Ce beau territoire de 784 km² abrite plus de 245 lacs, dont plus d’une centaine accessibles aux usagers. La réserve est séparée en cinq zones distinctes et on trouve cinq chalets sur chacune d’entre elles. Le secteur le plus connu pour la qualité de pêche qu’il propose est certainement le Wessonneau. D’ailleurs, le fameux lac emblématique de la région, le Saint-Thomas, fait partie de ce paradis.

Une gestion sensée

Le nouveau directeur, Mathieu Therrien, et sa dynamique équipe s’affairent à restructurer leur plan de pêche. En fonction de la demande et des résultats obtenus, ces gestionnaires proposent certains lacs en début de saison, puis, lorsque les quotas sont atteints, ils les ferment pour en ouvrir d’autres. C’est un bon moyen d’offrir un potentiel halieutique intéressant tout au long de l’été. En consultant le tableau des statistiques sur le site de la Sépaq, on peut savoir, pour chaque plan d’eau, sa taille, la quantité de captures, le poids moyen, les succès obtenus ainsi que le nombre de jours qu’il sera exploité au cours de la saison.

Parlons pêche

On trouve quatre espèces dans le Saint-Maurice, soit l’omble de fontaine, le touladi, le brochet ainsi que quelques ouananiches. Il y a également un autre batailleur qui nage dans les eaux du lac Normand, le saumon kokani, mais aucune capture n’a été enregistrée depuis 2003. M. Therrien promet d’offrir un rabais substantiel aux amateurs qui réussiront à en prendre un.

Lors de notre visite, à la mi-juin, nous avons taquiné les truites grises du Normand. Au cours d’un après-midi, nous avons déjoué six beaux spécimens, soit deux par pêcheur. Leur poids total combiné était de 10 kg. Une de celles-ci frôlait la marque des trois kilos. Quatre d’entre elles ont succombé aux charmes d’une dandinette souple à queue courbée et les autres, à un streamer noué à une soie lestée de 450 g.

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