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Chronique: Destination: gros poissons - Patrick Campeau - Journal de Montréal - 14 avril 2012

CHRONIQUE: Destination: gros poissons

13 juin 2012

Chronique: Destination: gros poissons - Patrick Campeau - Journal de Montréal - 14 avril 2012

Patrick Campeau – Journal de Montréal – 14 avril 2012

Le lac Ontario est reconnu pour la qualité de pêche qu’il est possible d’y faire et pour la taille des spécimens qu’on y capture.

Plusieurs guides, dont un bon nombre de Québécois, proposent leurs services aux amateurs en quête de sensations fortes.

Alain Roy, de Prévost, s’est toujours passionné pour la pêche. Plus jeune, il a même reçu son diplôme pour être agent de protection de la faune. Il n’a toutefois jamais exercé cette profession. Il a plutôt œuvré dans le monde de l’industrie automobile pendant un peu plus d’un quart de siècle. Il y a quelques années, il a réalisé son rêve de devenir guide professionnel.

Équipé d’une embarcation de 23 pieds, il reçoit sa clientèle à Clarington, en Ontario. Cette municipalité est à cinq heures de route de Montréal et à un peu plus de 30 minutes de Toronto. Sur place, il propose aux pêcheurs qui l’accompagnent de croiser le fer avec des saumons chinooks de 20 à 30 livres, des steelheads de 3 à 15 livres, des cohos de 5 à 15 livres et des truites brunes qui peuvent peser jusqu’à 10 livres.

Parlons pêche

Comme le dit si bien Alain : « c’est la température qui dicte tout ».

Sa saison débute à la mi-juin. Le thermomètre indique habituellement des données uniformes un peu partout dans la colonne d’eau. Les amateurs capturent alors toutes les espèces, à des profondeurs variant de 40 à 100 pieds. Ce capitaine expérimenté ne s’éloigne normalement pas à plus de trois ou quatre kilomètres des rives.

Vers la mi-juillet, lorsque la thermocline s’est formée, M. Roy doit exploiter des secteurs qui se situent entre 15 et 25 km des côtes. Les chinooks recherchent, durant cette période, des températures de 42 à 48 degrés Fahrenheit, qu’on retrouve normalement entre 45 à 65 pieds. Il tentera aussi de trouver des zones de transition plus chaude, dans lesquelles il y a beaucoup de nourriture à proximité de la surface. Ces dernières plaisent beaucoup aux cohos et aux steelheads.

Techniques

Tout au long de la saison, la clientèle peut espérer capturer jusqu’à 20 poissons, soit la limite légale de cinq spécimens par permis. Le taux d’adrénaline est habituellement très élevé à bord de ce bateau qui porte le nom de Fish Challenger, car plusieurs saumons offrent de beaux combats, mais les pêcheurs en échappent malheureusement plusieurs.

La plupart du temps, Alain reçoit des groupes de quatre pêcheurs. Il installe deux cannes par client, pour un total de huit. De ce nombre, il y en a quatre qui sont montées sur des dériveurs de surface avec du fil cuivré ou plombé, deux sur des plaques de plongée et deux autres avec des tricheuses, sur les downriggers.

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