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CHRONIQUE: Chasse printanière à l'oie - Patrick Campeau - Journal de Montréal - 2 mai 2012

CHRONIQUE: Chasse printanière à l’oie

9 mai 2012

CHRONIQUE: Chasse printanière à l'oie - Patrick Campeau - Journal de Montréal - 2 mai 2012

Patrick Campeau – Journal de Montréal – 2 mai 2012

Depuis le 1er mars, il est possible de tirer ces grandes migratrices à la robe blanche qui reviennent de leur périple dans le Sud.

Cette année, les premières bandes d’oiseaux sont arrivées le 2 mars à proximité du lac Champlain.

Martin Poisson est guide et ­pourvoyeur depuis plus de 14 ans. Il exploite un immense territoire dans les Bois-Francs, à Victoriaville. Tout au long de l’automne, il fait vivre de belles sensations à sa clientèle en lui permettant de récolter des ­bernaches et des oies.

DÉMÉNGEMENT

Après la saison froide, Martin délaisse ses installations du Centre du Québec et il déménage ses pénates sur la Côte-de-Beaupré, car l’activité y est très intense et soutenue en ­début de saison.

En fait, cette région est un point de ralliement printanier important. C’est la dernière halte que les ­oiseaux font à l’est avant de s’envoler vers le Grand Nord, où ils se ­reproduiront au cours de la ­saison estivale.

À leur retour, la route migratrice automnale n’est pas la même. M. Poisson obtient alors de bien meilleurs résultats dans le secteur qui se situe entre Drummondville et Laurier Station.

AU RYTHME DES MARÉES

À ce temps de l’année, la chasse de conservation ne peut se pratiquer qu’au-dessus des terres agricoles. Il est interdit de tirer en direction des eaux.

À Sainte-Anne-de-Beaupré et tout le long du fleuve, c’est la ligne des hautes eaux qui délimite où l’on peut faire feu.

Les oies se gavent de scirpes d’Amérique et de rhizomes qui poussent sur les battures de vase. Elles se déplaceront au rythme des marées pour se rendre aux sites nourriciers alors disponibles.