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CHRONIQUE: Chasser les vicieux opportunistes

18 décembre 2011

CHRONIQUE: Chasser les vicieux opportunistes Patrick Campeau

Patrick Campeau – Journal de Montréal – 14 décembre 2011

On retrouve au Québec une espèce de canidé qui fait d’incroyables ravages dans les divers cheptels d’animaux.

Certains clameront haut et fort qu’on ne peut tenter de contrôler la nature et je dois affirmer qu’ils ont raison. Néanmoins, il faut savoir que les coyotes n’étaient pas présents dans la Belle Province avant les années 40. Comme on le sait, l’homme ne cesse de repousser les frontières de la forêt afin de prendre ses aises et s’installer. Les explosions démographiques sont responsables, jusqu’à un certain point, de la présence de ces animaux inoffensifs en apparence, sur nos territoires. Ces bêtes, ayant la taille d’un chien domestique, sont des profiteurs qui se complaisent à vivre à proximité des milieux urbains. En fait, là où le territoire du loup commence, celui du coyote s’estompe. Règle générale, on les retrouve des lignes américaines et ontariennes jusqu’à la hauteur des Hautes-Laurentides.

La chasse

La meilleure façon de procéder consiste à les charmer, à les intriguer et à les attirer vers un poste d’affût.

José Boily, animateur de l’émission « Québec à Vol d’Oiseau », est un spécialiste dans le domaine. Il fut le premier à présenter ce genre de chasse au petit écran. Selon lui, le meilleur temps pour déjouer ces gibiers nuisibles est durant la saison froide, car on peut alors plus facilement repérer leurs traces dans la neige. De plus, à ce temps de l’année, la nourriture est plus rare. Ils seront donc plus facilement envoûtés par vos appels et vos leurres. Ils doivent aussi se nourrir plus souvent pour compenser les dépenses énergétiques supplémentaires qu’ils sont obligés de faire pour contrer le froid.

Localisation

On retrouve souvent ces gibiers dans des sous-bois à proximité de l’activité humaine. Près des fermes, ils recherchent des souris ainsi que des carcasses ou de la nourriture potentielle dans les tas de fumier. Ils n’hésiteront pas à s’approcher des ravages de chevreuils, créant alors tout un émoi. Ces canidés mangent même occasionnellement des pommes et des carottes dans les sites d’appâtage.

Ses traces, en ligne, car les pattes arrière viennent se poser dans les empreintes des pattes avant, sont faciles à distinguer.

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