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Carpes asiatiques et restrictions sur l’utilisation de poissons appâts: Un dur coup pour l’industrie de la pêche sportive

2 mars 2017

C’est le 28 février 2017 que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a confirmé la présence de la carpe de roseau dans le fleuve St-Laurent et certains de ses tributaires. L’arrivée redoutée de cette première espèce de carpes dites « asiatiques » est sans conteste une très mauvaise nouvelle pour l’avenir de notre faune aquatique. Plusieurs des mesures envisagées par le MFFP afin de contrer la propagation de cette espèce et des autres espèces aquatiques envahissantes (EAE), tels le nettoyage des embarcations et la gestion des eaux de viviers, demanderont une contribution de l’ensemble des utilisateurs.

Les membres de la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) se joindront évidemment à ces efforts et contribueront à sensibiliser les pêcheurs et autres plaisanciers qui constituent leur clientèle régulière.

Cependant, la FPQ croit que l’usage des poissons appâts et la propagation des carpes asiatiques sont deux dossiers distincts qui auraient dû être traités comme tels. L’usage des poissons appâts fait partie de risques connus de propagation de maladie dans certaines circonstances, mais plusieurs autres vecteurs de propagation des EAE et de maladies existent et ne peuvent être contrôlés. Toutefois, le MFFP n’a présenté aucune analyse de risque scientifiquement appuyée qui démontrerait que les restrictions sur l’usage des poissons appâts sont justifiées compte tenu des impacts appréhendés sur la pratique de la pêche sportive dans le corridor fluvial.

Un contrôle efficace de la vente des poissons appâts vivants aurait pu être envisagé de façon à prévenir la dispersion de poissons indésirables. Des mesures de contrôle supplémentaires visant l’approvisionnement et l’utilisation de poissons appâts auraient pu être mises en place. Malgré les solutions présentées et les demandes répétées, le MFFP a choisi de ne pas entendre les groupes intéressés qui représentent les utilisateurs et les acteurs économiques concernés.

Les retombées économiques qui découlent de l’usage des poissons appâts sont importantes, que ce soit directement par le commerce des millions de poissons appâts qui s’effectue au Québec ou pour l’importante quantité de jours-pêche qu’ils génèrent. Ces restrictions additionnelles concernant l’utilisation de poissons appâts pour la pêche sportive auront assurément des impacts importants et significatifs sur la popularité de la pêche sportive au Québec.

Une pétition est présentement en cours afin de demander au gouvernement du Québec le maintien du statu quo sur la règlementation sur les poissons appâts du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pour assurer la continuité de la pêche aux poissons appâts vivants dans les zones permises, du 20 décembre au 31 mars, et assurer la pérennité de la pratique de la pêche blanche.

Pour signer la pétition jusqu’au 24 mars 2017, rendez-vous au https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6499/index.html