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Blocus des sentiers de motoneiges : La Fédération des pourvoiries du Québec souhaite un règlement du dossier

3 février 2017

Loin de porter un jugement sur les revendications des producteurs agricoles en ce qui a trait au crédit de taxes foncières agricoles, la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) redoute cependant les effets d’un blocus des sentiers de motoneiges sur l’industrie de la pourvoirie.

Ayant développé leur offre de produits afin que les clientèles puissent profiter du territoire forestier québécois à l’année, plus d’une centaine de pourvoiries dispensent des services liés à la pratique de la motoneige. Les pourvoiries offrent, à titre de relais motoneige, de l’hébergement, des services de restauration et de l’approvisionnement en produits pétroliers aux milliers d’excursionnistes et de touristes qui parcourent les quelques milliers de kilomètres de sentiers fédérés par la FCMQ. Pour s’y relier, elles entretiennent et exploitent elles-mêmes, dans certains cas, des tronçons de sentiers de motoneiges pour donner accès à leur établissement.

La fermeture éventuelle de portions de sentiers en milieu agricole et l’impossibilité pour les visiteurs d’accéder normalement aux sentiers situés en l’arrière-pays risquent d’avoir un impact négatif considérable. Cet impact aurait un effet majeur sur ces pourvoiries engagées dans l’accueil des motoneigistes et sur leurs employés, certes, mais aussi sur l’ensemble du Québec en tant que destination touristique.

Les motoneigistes qui fréquentent les pourvoiries, ces auberges de la forêt, proviennent de partout au Québec, au Canada et dans le monde. Des investissements importants ont été consentis sur le plan de la promotion des activités hivernales sur les marchés étrangers et si la fermeture des sentiers devait voir le jour, même de façon temporaire, cela causerait des torts considérables à l’industrie touristique du Québec.

En conséquence, la FPQ souhaite grandement que les parties concernées parviennent à s’entendre dans les plus brefs délais sur un cadre de négociation qui permettrait d’éviter un blocus des sentiers de motoneiges et l’interdiction de circuler sur les terres agricoles.