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Découvrez LeCamp en Pourvoirie: la pourvoirie en vedette

8 avril 2015

Si LeCamp en Pourvoirie est une émission sans animateur, c’est pour laisser la place aux véritables vedettes, les pourvoiries du Québec. Notre province regorge de richesses naturelles des plus variées et LeCamp cherche à souligner le travail de ceux qui exploitent et révèlent ce potentiel jour après jour. En entremêlant la présentation des pourvoyeurs, des services et de l’histoire de la pourvoirie à celle de nos périples, LeCamp met l’accent sur le caractère unique et l’essence même de chaque pourvoirie. En étant jour après jour sur le terrain, notre équipe est souvent aux prises avec des situations imprévues qui échappent à l’œil de nos caméras. Ces aventures n’en demeurent pas moins un témoignage révélateur des surprises et des découvertes qui attendent tout un chacun lors d’un séjour en pourvoirie.

Permettez-moi de vous raconter quelques-unes de nos péripéties de tournage.

Une descente intense
Pour tourner les épisodes de LeCamp en pourvoirie, notre équipe doit constamment s’adapter aux situations changeantes qui accompagnent la pratique de la chasse et de la pêche. Lors d’une sortie à la chasse à l’ours, William Demers et moi avons constaté que les bêtes semblaient nous voir lorsque nous étions perchés dans le mirador. Nous avons donc pris la décision de descendre au sol pour poursuivre notre chasse. De cette décision a découlé l’une des situations les plus intenses qu’il m’ait été donné de vivre en tournage alors qu’un ours est sorti de la forêt directement à côté de nous. Il était tellement près qu’il pouvait, de son nez, sentir les bottes de William. Pour faire peur à la bête, nous avons dû faire tellement de bruit que nous avons annulé nos chances de réussite.

Un régime équilibré
Nos tournages se produisent souvent dans un laps de temps très serré. Nous n’avons donc pas toujours le temps de nous organiser ou de vérifier de quelles commodités nous disposons sur les lieux du prochain tournage. De ce fait, nous demandons aux  destinations de nous accueillir en plan américain (formule incluant les repas) ce qui laisse plus de temps à la réalisation d’image.

Alors que nous arrivions à une pourvoirie située à bonne distance de la civilisation, nous avons eu la surprise de constater que celle-ci ne disposait pas d’une cuisine. Il ne nous restait en réserve que quelques sacs de bonbons et l’espoir de capturer du doré le lendemain. La nature fut généreuse et nous permit de manger à notre faim, avec un peu d’aide du pourvoyeur qui nous ouvrit la porte de son réfrigérateur! Comme quoi avec du beurre, du poivre et une canne à pêche on est jamais dans la misère.

Opération à ciel ouvert
Les situations imprévues font partie de notre quotidien et parfois celles-ci ne proviennent pas de la nature, mais plutôt de facteurs humains. Une histoire gravée dans ma mémoire est cette fois où j’ai dû faire une chirurgie à froid au milieu d’un lac alors que le doigt d’un des pêcheurs qui nous accompagnait avait fait la rencontre d’un grappin de poisson-nageur. Je vous épargne les détails, mais je peux vous assurer que j’ai vu des visages plus sereins que celui de mon patient au terme de l’opération… Si jamais vous avez besoin du Docteur Boily, je vous laisse mon cellulaire…

La caméra est pleine
Tout travail cinématographique passe nécessairement par le transport, le maniement et l’installation de caméras. Ces étapes viennent avec leur lot de désagréments. À la chasse à l’ours par exemple, il y avait un nombre incalculable de moustiques, tellement que plusieurs centaines parvinrent à se glisser entre la lentille et le capteur de la caméra. Le hic, c’est que cette partie de la caméra est normalement complètement étanche et que même l’humidité ne parvient pas à s’y faufiler. Après une remise en ordre d’une valeur de plus de 700 $, la caméra retrouva son état de marche, mais la provenance de cette invasion reste encore aujourd’hui un mystère.

Il me vient encore une quantité incalculable d’histoires à vous relater, mais je m’arrêterai là pour l’instant. Que ce soit en écoutant LeCamp en Pourvoirie ou en vivant directement l’expérience, je recommande à tous les amateurs d’aventure d’expérimenter l’ambiance d’une des vedettes du Québec, car c’est dans ces destinations de rêve que toutes les histoires débutent…

Par José Boily / Émission Le Camp en pourvoirie
en collaboration avec Émile David.