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Les pourvoyeurs, des complices de longue date

2 décembre 2014

Julien Cabana – Journal de Québec – Guide de la pourvoirie 2014

En ce début des années 70, je fis une découverte qui allait changer complètement mes habitudes de chasse et pêche au Québec. Pour la première fois de ma vie, je prenais contact avec le monde de la pourvoirie.

Depuis mon enfance, j’accompagnais mon père à la pêche dans les eaux de la rivière Montmorency tout près de Québec. Nous pouvions y capturer alors de très beaux spécimens de truite mouchetée. Lorsqu’il était question d’aventure, c’était le séjour de pêche au camp La Passe, dans le Parc des Laurentides à l’époque, en compagnie de son grand ami Malcolm Nolet. Il y avait aussi le fleuve avec ses éperlans et ses bars rayés.

Jusqu’à ce fameux jour de juin, ces territoires étaient mes références pour vivre une aventure de pêche. En descendant de l’hydravion ce matin-là, dans le secteur des Monts-Valin, je fis une découverte qui allait changer ma vie à jamais. Je visitais pour la première fois une pourvoirie. Je découvrais un territoire unique avec des gens sur place animés d’une passion pour la nature qui me fascinait.  En quelques jours, j’ai appris l’existence de tout le réseau de ces territoires distribués partout au Québec, ouverts à tous où des gens pouvaient nous accompagner dans la découverte de la Nature unique du Québec.

De grands complices

Quelques années plus tard, je faisais mon entrée au Journal de Québec. J’y ai fait mes débuts au département des sports , au moment où il n’y avait pas de chronique de chasse et pêche. J’ai alors décidé de me consacrer à la créer de toutes pièces, en partageant avec les amateurs de chasse et pêche, la passion qui m’habitait tout comme eux. Dans ce cheminement de vie, j’ai eu la chance de compter sur des complices précieux, les pourvoyeurs.

Grâce à eux, j’ai pu découvrir tout le Québec, pêcher toutes les espèces imaginables qui peuplent nos eaux. Pour la chasse, je ne fut pas en reste parce qu’encore là, ils m’ont aidé à découvrir les animaux qui peuplent l’immensité du territoire québécois  que se soit dans la toundra ou en pleine forêt boréale. Ils étaient toujours là pour nous accueillir, prodiguer de bons conseils et nous faire vivre une aventure différente à chaque fois.

Une chance unique

Nous avons la chance d’avoir au Québec un des plus imposants réseaux de pourvoiries au monde. Grâce à ces hommes et ces femmes passionnés, il est possible de mieux connaître et comprendre la Nature qui nous entoure. Aujourd’hui, à l’ère de l’électronique exploitée au maximum, au moment où nos vies sont gérées par des machines, de pouvoir se retrouver en pleine nature avec des gens aussi compétents, c’est une chance unique.

Les Appalaches, les Laurentides, l’Île d’Anticosti, le grand nord québécois, la rivière Georges, la toundra, la basse côte-nord, Lanaudière, la Mauricie… vous voulez découvrir tous ces petits paradis de nature, la réponse est simple. Faites un séjour en pourvoirie. Au fil des ans en plus des activités de chasse et de pêche, ils ont développé une expertise pour accueillir les familles, les jeunes. Ils offrent maintenant une quirielle d’activités qui seront à la mesure de vos attentes.

Si tous les gens pouvaient vivre une semaine par année dans une pourvoirie , le contact avec la nature et un retour aux sources vers les choses les plus simples, feraient en sorte que nous aurions peut-être une meilleure société.