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Une passion intrinsèque

21 octobre 2014

Jean l'Italien à la pêche

Jean l’Italien – comédien et amoureux de la pêche – Guide de la pourvoirie 2014

Haaaa la pêche! Je me rappelle quand j’étais jeune, je me postais pendant des heures devant la truite mouchetée immense que mon grand-père affichait comme trophée dans la cuisine. Je lui posais des tonnes de questions et les histoires qu’il me racontait n’ont fait qu’alimenter mon désir de récolter, un jour, une truite mouchetée indigène digne d’un trophée.

Bien que mon grand-père ait piqué ma curiosité envers la pêche, c’est avec mon bon chum d’enfance Claude Dionne que j’ai pu faire mes classes! Je me souviens des fins de semaine où nous partions, coincés dans sa Volkswagen, munis que d’un imperméable et de notre modeste attirail de pêche. La simplicité nous habitait et nous recherchions un contact avec la nature.

Il ne faut pas se leurrer, la pêche est avant tout un moment de détente… du moins pour moi. On décroche littéralement lorsqu’on s’engouffre en forêt. On oublie les tracas de la vie quotidienne. On communique à nouveau avec la nature. On se laisse émerveiller par le chant des huards, on apprécie le silence, on réapprend la base! Une sorte de symbiose dirais-je!

Dans mes aventures de pêche, la quête de MA mouchetée record vient toujours teinter mes séjours. À la traine ou à la mouche, j’arpente les lacs et les rivières afin de trouver le spécimen qui caserait bien aux côtés de celle de mon grand-père. Plusieurs années ont passé, plusieurs vers de terre ont été sacrifiés,  plusieurs poissons ont été pêchés. Mon beau-père Jules, en parlant de la pêche, disait : « le désir est beaucoup plus grand que la réalité ». Il avait tout vrai! Quoique toujours passionné par une pêche plus traditionnelle, cette quête de la truite mouchetée indigène m’a permis de découvrir une révélation, un autre type de pêche.

 Un faiseur de mouches

J’étais à la recherche d’autres choses. Je voulais explorer d’autres facettes de la pêche. Je suis devenu moucheur.

La pêche à la mouche est une activité qui me détend! Tant la préparation que la pratique en soi. Durant l’hiver, je fabrique mes mouches. Je ne suis pas un pro… mais j’adore ça! Je m’occupe en attendant l’ouverture de la saison. J’aime moucher en rivière. Le son des rapides, la tranquillité des fosses et le soleil qui nous réchauffe sur la berge sont des éléments qui font que j’aime ce type de pêche.

À la mouche, j’ai eu du succès! Mon premier poisson a été un salmonidé de 11 livres pris sur la rivière Darthmouth en Gaspésie. Mon saumon record est un colosse de 27 livres pris sur la rivière Moisie. Pour ce dernier, j’en garde de beaux souvenirs; une belle journée, un beau combat, une belle remise à l’eau!

Vous l’aurez surement remarqué, j’aime la pêche. Je me sens bien lorsque je quitte mon train-train quotidien pour me rendre en forêt. Malgré le fait que j’ai pêché plusieurs espèces et visité plusieurs territoires, il me manque un petit quelque chose, selon moi, afin d’être un pêcheur du calibre de mon grand-père. Et ce petit quelque chose qui me manque, je vais le traquer jusqu’à la fin. Le jour où je vais le trouver, je vais pouvoir revenir au commencement, à la nature même de mon intérêt pour la pêche. Lorsque je vais l’avoir trouvé, je vais pouvoir accrocher, moi aussi, ce petit quelque chose à un mur et, qui sait, je vais peut-être faire naître la passion de la pêche chez une autre personne. Mais pour arriver à cette fin, je dois continuer ma quête de mon trophée de truite mouchetée indigène.