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La manne du sauvaginier : l’oie blanche

1 septembre 2014

FPQ-005_MAIN

La grande oie des neiges nommée communément « oie blanche » était presque disparue du Québec au début des années 1900. Grâce à la Convention des oiseaux migrateurs de 1916, le cheptel d’oies blanches du Québec a tellement explosé qu’en 1998, afin de freiner et stabiliser la taille de la population de ce migrateur, les gestionnaires de la faune ont introduit une saison printanière de chasse en plus de celle de l’automne. Le cheptel d’oies blanches empruntant le corridor migratoire québécois serait maintenant estimé aux environs d’un million d’individus.

La réglementation actuelle permet de récolter vingt oies par jour avec une limite de possession de soixante spécimens. Il est aussi autorisé d’utiliser des enregistrements d’appels d’oies pour attirer celles-ci en vol vers notre secteur d’affût. Le sauvaginier est littéralement choyé de bénéficier de cette abondance. Les oies ne sont pas aussi naïves que l’on pourrait le croire et il faut utiliser des techniques de pointes hautement efficaces pour une récolte de qualité. Il faut avoir accès à une terre où  que les oies survolent ou se nourrissent avec régularité et déployer sur le terrain un dispositif crédible avec un nombre impressionnant d’appelants d’oie blanche. Il faut connaître à fond le comportement de cet oiseau et surtout utiliser au moment propice le bon « call » avec l’appeau manuel ou électronique pour que l’oie soit à portée de fusil.

Pour le sauvaginier, l’investissement en équipement pour chasser cet oiseau migrateur avec succès est très onéreux. Les pourvoyeurs ont accès à des territoires giboyeux selon la migration, ont l’expertise et surtout l’équipement moderne en quantité suffisante afin de leurrer la grande oie des neiges au plus grand plaisirs de leur clientèle.