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À quelle hauteur doit-on tirer un orignal?

12 septembre 2014

AventureChasse

Denis Lapointe – Magazine Aventure Chasse & Pêche – Guide de la pourvoirie 2013

À quelle hauteur doit-on tirer un orignal? La question peut paraître banale, mais n’oublions pas que chaque automne, quantité d’orignaux blessés ne sont jamais retrouvés en raison de tirs non mortels.

Sur le plan horizontal, c’est bien connu, on trace une ligne verticale imaginaire en continuité avec l’arrière de la patte avant, puis on décale de 2 ou 3 pouces vers l’arrière de l’animal. Voilà l’endroit où il faut aligner la croix de notre télescope ou, selon le cas, la mire de notre arc, tant pour le chevreuil que pour l’orignal.

Mais sur le plan vertical, les choses sont généralement plus floues pour un grand nombre de chasseurs. En effet, plusieurs visent tout simplement « en plein centre », soit à mi-chemin entre la ligne du dos et le bas du ventre. En visant précisément ce point médian, les chances d’abattre un chevreuil et de le retrouver sont excellentes.  Lorsqu’il s’agit d’orignal, toutefois, les probabilités dégringolent légèrement : les chances passent d’« excellentes » à « bonnes ». Pourquoi y a-t-il une différence entre le chevreuil et l’orignal? C’est que l’orignal possède de très longues apophyses vertébrales (qui forment la bosse). Si vous examinez l’illustration attentivement, vous constaterez que dans la région des organes vitaux, la colonne vertébrale est située au tiers supérieur du thorax de l’animal. Tirer en plein centre du thorax (sur le plan vertical) signifie viser le haut des poumons. Si votre tir porte un peu plus haut que prévu ou si l’orignal s’accroupit légèrement pour déguerpir, votre projectile aboutira un peu trop haut, peut-être même sans toucher aux organes vitaux.

Viser un point correspondant à la délimitation du tiers inférieur de l’animal est une option plus judicieuse : vous avez ainsi une plus grande marge d’erreur vers le haut, tout en conservant une marge d’erreur raisonnable vers le bas. Donc, pour déterminer où loger notre tir sur le plan vertical, il suffit de tracer mentalement deux lignes horizontales de manière à diviser le thorax de l’orignal en trois sections égales. On se servira de la ligne du bas, soit celle qui délimite le tiers inférieur, comme point de repère vertical.

Dans l’éventualité où notre tir aboutit un peu plus haut que prévu ou que le gibier s’accroupit quelque peu, il n’y a pas lieu de paniquer, les poumons devraient tout de même être atteints. À l’opposé, si notre projectile atteint l’animal un peu plus bas qu’anticipé, notre tir sera tout de même mortel puisque le cœur est positionné très bas dans la cage thoracique et les poumons, en raison de leur volume important, occupent également cet espace.

Bonne saison de chasse à l’orignal à tous!