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Pêche au doré: Comment tirer son épingle du jeux selon la période de la saison

2 juillet 2014

Pêche au doré: Comment tirer son épingle du jeux selon la période de la saison

Richard Monfette – Magazine Sentier Chasse-Pêche – Guide de la pourvoirie 2013

Lors­que la pê­che est dif­fi­cile et que les pri­ses se font ra­res, il faut s’ar­rê­ter et bien ana­ly­ser la si­tua­tion au dé­but du sé­jour au ris­que de re­ve­nir bre­douille. Et l’une des pre­miè­res cho­ses dont il faut te­nir compte est la pé­riode l’an­née.

Début de saison

En ef­fet, lors­que la pê­che est mau­vaise en dé­but de sai­son c’est ha­bi­tuel­le­ment parce que les do­rés ne sont ni près de leurs frayè­res (en rai­son d’une fraie tar­dive) ni sur leurs si­tes es­ti­vaux. C’est ce qu’on ap­pelle la pé­riode d’en­tre-deux, du­rant la­quelle les pois­sons se repo­sent (à la suite de la sai­son de re­pro­duc­tion) ou com­men­cent len­te­ment à se di­ri­ger vers leur ha­bi­tat d’été. Croyez-moi, il s’agit de l’une des pi­res si­tua­tions qu’un pê­cheur de doré puisse connaî­tre, car les pois­sons sont par­tout et nulle part à la fois.

Dans ce type de condi­tions où les do­rés ne sont pas re­grou­pés, une des meilleu­res stratégies consiste à ci­bler le plus de si­tes po­ten­tiels pos­si­ble et de les ex­ploi­ter à tour de rôle. Vous pre­nez quelques pois­sons, et aus­si­tôt que l’ac­ti­vité cesse vous chan­gez d’endroit. De cette fa­çon, à la fin de la jour­née et après avoir sou­tiré deux ou trois spécimens à quel­ques en­droits, vous pour­rez ren­trer au camp avec un bon sou­per de doré alors que les pê­cheurs des camps voi­sins, ayant pro­ba­ble­ment concen­tré leurs ef­forts dans le même secteur, vous re­gar­de­ront avec en­vie.

N’ou­bliez pas que pen­dant cette pé­riode d’en­tre-deux les do­rés sont par­fois as­sez creux (20 à 30 pi). Même si on doit aussi ex­plo­rer la zone moins pro­fonde, sur­tout en dé­but et fin de jour­née, il ne faut pas né­gli­ger les fos­ses pro­fon­des où se re­po­sent les gros­ses femel­les.

Mi­lieu d’été

En pé­riode es­ti­vale les pois­sons ont re­joint leur ha­bi­tat pré­fé­ren­tiel et sont gé­né­ra­le­ment as­sez fa­ci­les à re­pé­rer. D’ailleurs le pro­blème c’est ra­re­ment de les trou­ver, mais bien de les pren­dre. En ef­fet, avec l’ar­ri­vée des pé­rio­des de ca­ni­cule l’eau se ré­chauffe à un rythme ac­cé­léré et dé­passe ra­pi­de­ment la tem­pé­ra­ture pré­fé­rée du doré, du moins dans la cou­che su­pé­rieure de la co­lonne d’eau. Les pois­sons re­joi­gnent donc des fos­ses plus profon­des où ils de­meu­rent re­la­ti­ve­ment amor­phes du­rant le jour pour re­mon­ter près des ta­lus en dé­but et fin de jour­née pour se nour­rir.

Dans cette si­tua­tion et pour la pê­che de jour, la meilleure ap­pro­che consiste à ex­plo­rer les fos­ses (25 à 35 pi) du bas­sin prin­ci­pal du plan d’eau en concen­trant ses ef­forts sur cel­les bor­dées par des hauts-fonds et pou­vant ser­vir de site d’ali­men­ta­tion. Il ne faut pas ou­blier qu’à ce mo­ment de l’an­née les proies sont abon­dan­tes et que le doré n’est pas aussi af­famé qu’au prin­temps, puis­qu’il a am­ple­ment le choix.

La pré­sen­ta­tion classique à la dé­rive d’un ver de terre monté sur un at­te­lage (cuillères et hameçons) est alors excellente. Toutefois, il ne faut pas dédaigner les dandinettes appâtées d’un corps de plas­ti­que sou­ple imi­tant un ver ou un petit poisson. Pour des raisons difficiles à expliquer ils sont par­fois plus ef­fi­caces que les leurres naturels. En fait, ce qu’il faut sur­tout re­te­nir c’est de ne pas vous en te­nir à un seul type de leurre ou de présentation si l’ac­tion tarde.