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CHRONIQUE: Variété au menu

13 mai 2013

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Patrick Campeau – Journal de Montréal – 19 juin 2012

À la frontière ontarienne, au sud du Témiscamingue, il y a une pourvoirie qui se démarque pour plusieurs raisons.

Si vous êtes le genre de pêcheur qui désire absolument capturer sa limite et la ramener à domicile, à tout prix, la Réserve Beauchêne n’est pas un endroit pour vous. Si en revanche, vous souhaitez tenter votre chance dans une pourvoirie qui propose un potentiel hors du commun, vous aimerez certainement cet endroit.

Unicités

Depuis plus de 26 ans, plus de mille clients friands de beaux poissons se rendent annuellement à ce site envoûtant, tout à fait spécial.

Contrairement aux différents établissements qui ensemencent leurs lacs en fonction des prises qui seront faites au fil des semaines à venir, Tony Avramtchev, gérant du Beauchêne, a institué une politique de graciation modifiée. Cette dernière a pour but de conserver tout le potentiel piscicole, ainsi que les gros géniteurs, afin d’obtenir une qualité de pêche qui se démarque vraiment.

En fait, lorsqu’un client se rend sur place, c’est pour tenter de relever le défi de capturer de beaux gros poissons et de les relâcher sur le champ, après avoir pris une photo.

Dans les eaux des 40 lacs répartis sur un grand territoire de 210 km², il y a sept espèces de poissons qui y nagent, soit l’achigan, l’omble de fontaine, le touladi, la moulac, le brochet, le doré et le corégone. Mis à part la petite bouche, des spécimens de chaque espèce peuvent être conservés pour consommation sur place, en fonction de leur taille. Pour ce qui est des trophées qui dépassent les normes établies par l’équipe, les clients ont la possibilité de les relâcher vivants à l’eau ou de les ramener pour les faire naturaliser.

Le corégone, espèce à la chair délicieuse, n’est régi par aucune limite de taille ou de nombre, à cet endroit.

La pêche

Ce territoire à droits exclusifs est reconnu partout en Amérique du Nord pour son potentiel de pêche à l’achigan à petite bouche. Ce qui est très particulier, entre autres, c’est que la saison débute au début du mois de mai, comparativement à la mi-juin, un peu partout ailleurs au Québec.

On retrouve ces combattants dans 13 différents plans d’eau. Il n’est pas rare de croiser le fer avec plus de 50 poissons par jour. Lors de notre bref séjour, nous en avons capturé 70, en moins de trois heures.

Selon les dires de M. Avramtchev, la taille moyenne des captures sur les lacs Beauchêne et Petit Beauchêne est de 2,14 livres et annuellement, plus d’une quarantaine de gros bétails de plus de cinq livres rendent des amateurs drôlement fiers. Le record de tous les temps faisait osciller la balance à 7,20 livres, il y a quelques années de cela.

Les spinnerbaits blancs ou chartreuses, les leurres de type Senko, les cuillères tournantes, les devons trapus, les offrandes qui nagent en surface comme des Skitter Pop et les tubes forment un arsenal très productif pour faire réagir ces poissons colériques.

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