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CHRONIQUE: Si je n’avais qu’un seul leurre

25 avril 2013

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Patrick Campeau – Journal de Montréal – 7 août 2012

Imaginons que vous êtes perdu loin dans l’arrière-pays, sans aucune provision. La seule chose que vous avez est une canne à pêche, un moulinet rempli de fil et une offrande, une seule. Si vous aviez un choix à faire, vous opteriez pour laquelle?

Poussons le questionnement encore plus loin, en supposant que vous ne savez pas quelles espèces nagent dans les eaux à proximité de votre position. Cela augmente le coefficient de difficulté d’un cran pour faire votre sélection. Le leurre que vous choisirez devra être assez performant pour vous permettre de récolter vos repas.

OPTIONS

Il existe une foule d’offrandes de toutes sortes sur le marché.

Plusieurs pêcheurs seraient certainement tentés de choisir une petite cuillère tournante de taille 1 ou 2. Il y en aurait d’autres qui opteraient fort possiblement pour un petit poisson-nageur. Ces choix, très logiques, ne vous permettraient pas vraiment de taquiner la grise en plein été ou les dorés lors d’une canicule, en plein jour.

Si en revanche on optait pour un devon plongeant, vous auriez moins de chance de faire réagir des petites truites et des perchaudes.

POLYVALENCE

Selon moi, le meilleur choix, qui peut vraiment être utilisé à toutes les sauces, pour capturer à peu près tout ce qui nage dans nos eaux, est un leurre à corps souple avec une queue courbée, de couleur blanche. Ces offrandes qu’on appelle de façon populaire, grub, Twister, jig ou autres, se ressemblent beaucoup d’une marque à l’autre. Le modèle Meeny de trois pouces est celui que j’utilise le plus souvent. Ce dernier, qui ne coûte que quelques sous à l’unité, m’a permis de capturer absolument toutes les espèces, que ce soit des arcs-en-ciel, des mouchetées, des achigans, des brochets, etc.

TECHNIQUES

Lorsque montée sur une tête plombée de ¼ d’once, ce leurre peut être utilisé de plusieurs manières.

Il est possible de cibler les spécimens qui nagent en eau peu profonde, en effectuant de longs lancers. Au contact de l’eau, commencez votre récupération à basse vitesse, de façon continue, pour le ramener sur un axe quasi linéaire. Il est toutefois préférable d’inculquer un léger mouvement de canne, de haut en bas, en même temps que vous tournez la poignée de votre moulinet. Cette action, des plus attirantes, rehausse les charmes de ce petit intrus qui émet de subtiles vibrations sur son passage.

Pour les poissons qui séjournent entre deux eaux, il est possible de laisser traîner un grub loin derrière l’embarcation et de varier votre vitesse de déplacement. Sa petite queue souple nagera alors dans tous les sens. Vous pouvez aussi le catapulter au large, le laisser plonger à différentes profondeurs, puis l’exploiter en le faisant sautiller sur lui-même. Pour y arriver, il vous suffit de balancer rapidement la main qui tient votre canne à pêche, de l’avant vers l’arrière.

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