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CHRONIQUE: Plus populaire que jamais

12 mars 2013

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Malgré ce que certaines personnes seraient portées à croire, le monde de la chasse se porte très bien au Québec. Des études prouvent que le phénomène est loin de diminuer.

Dans un premier temps, on peut se référer aux chiffres fournis par la Fédération des pourvoiries du Québec qui, en novembre dernier, avait organisé un sondage auprès des amateurs de chasse du Québec. Réalisé en collaboration avec le défunt ministère des Ressources naturelles et de la Faune, cet exercice avait pour but de dresser le portrait de la chasse au Québec et du chasseur québécois. Même si les données complètes ne seront connues qu’en 2013, les chiffres préliminaires que nous avons obtenus montrent que cette activité se porte bien.

L’éventail des gens sollicités était vaste. 15 000 envois postaux ont été adressés à des chasseurs québécois ayant acheté un permis de chasse en 2010. Du nombre, 5 000 étaient destinés exclusivement aux chasseurs de la relève. Au total, 4 752 personnes ont répondu au sondage. Ce nombre se divise en 3 124 chasseurs expérimentés et 1 628 chasseurs de la relève.

Des chiffres

Si l’on veut aller plus loin pour se faire une meilleure idée de ce qui se passe, on peut regarder les chiffres des chasseurs qui fréquentent les pourvoiries.

Ainsi, on apprend qu’il y a une relève féminine à la chasse, alors que 8% des chasseurs qui fréquentent les pourvoiries sont des femmes. Parmi les répondants, 665 sur 4 752 ont fréquenté une pourvoirie, soit 14%. Près de 6% des chasseurs fréquentant une pourvoirie sont enclins à voyager à l’extérieur du Québec pour pratiquer leur activité. En plus des pourvoiries, ces chasseurs ont déclaré avoir fréquenté plusieurs types de territoires, comme les réserves fauniques, les zecs, les terres publiques et les terres privées. Parmi les répondants, 47% disent parcourir plus de 200 kilomètres pour se rendre à leur territoire de chasse. Les chasseurs en pourvoirie semblent plus chanceux avec un taux de récolte de 56% par rapport à 46% pour l’ensemble des chasseurs répondants. Enfin, parmi les répondants, 62% des chasseurs ayant récolté un gibier en pourvoirie se sont dits très satisfaits de leur expérience de chasse.

La FQCP

On estime qu’au Québec, annuellement, tous chasseurs confondus, les amateurs pratiquent leur activité l’équivalent de 4,35 millions de jours. Ce chiffre se calcule à partir du nombre de chasseurs actifs par rapport au nombre de jours que chacun d’eux chasse.

Ces chiffres ne surprennent pas outre mesure les gens de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, l’organisme qui dispense les cours nécessaires pour l’obtention du certificat du chasseur. Au cours des dernières années, les augmentations annuelles ont dépassé 12% et, de ce nombre, il y avait plusieurs femmes.

Permis d’initiation

«Depuis cinq ans, nous expliquons aux gens que la chasse n’est pas une activité négative et, de plus, les résultats de chasse sont excellents parce qu’il y a du gibier, explique le directeur général de la Fédération, Alain Cossette. Également, il ne faut pas oublier les effets du permis d’initiation qui permet à une personne de découvrir la chasse, sous la surveillance d’un chasseur expérimenté, avant de suivre ses cours. Tous ces facteurs réunis font en sorte que la chasse devient de plus en plus populaire au Québec.»

Babillard nature

Même chose aux États-Unis

La popularité de la pratique de la chasse et de la pêche touche aussi les États-Unis, alors qu’il y a une augmentation des amateurs après une baisse au cours des deux dernières décennies. Dans les faits, 11% de plus d’Américains de 16 ans et plus pêchent et 9% de plus chassent en 2011 par rapport à 2006. Parmi les jeunes de 6 à 15 ans, 13% de plus chassent, ce nombre passant de 1,6 million à 1,8 million. Toujours dans la même tranche d’âge, au niveau de la pêche, l’augmentation est de 2%, alors que le nombre de pêcheurs est passé de 8,3 à 8,5 millions. Ces chiffres ont été rendus publics par le USA Today, à la suite d’une étude du U.S. Fish and Wildlife Service. Fait étonnant, les experts considèrent que les gens pratiquent ces activités pour le plaisir, mais aussi pour contrer les effets de la récession économique, récoltant du poisson et du gibier pour se nourrir.

Pour la relève

Selon le porte-parole de la National Wild Turkey Federation, Tom Hughes, l’assouplissement des règlements de même que l’augmentation des mesures touchant les jeunes de la relève expliquent en bonne partie ces augmentations. Aux États-Unis, dans plusieurs États, comme chez nous, il est possible d’obtenir un permis d’initiation sans avoir à suivre tous les cours pour devenir un chasseur certifié, à condition de pratiquer ses activités en compagnie d’un chasseur possédant toutes les qualifications. Également, les programmes de pêche en ville un peu partout sur le territoire portent fruit.

Tique d’hiver de l’orignal

Au cours de la période de chasse de l’orignal, les experts du MDEFP procéderont à la collecte de données dans certaines stations d’enregistrement afin de mieux documenter la présence de tiques d’hiver sur les orignaux. Les stations touchées sont dans les régions du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, du Centre-du-Québec, de l’Estrie, de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Gaspésie, de Chaudière-Appalaches et de Lanaudière. On veut ainsi documenter la répartition géographique de ce parasite qui peut infecter l’orignal jusqu’à provoquer la mort. Même s’il y a eu quelques cas du genre, dans l’ensemble, la population d’orignaux du Québec se porte bien.

Plus de récupération de peaux

La direction régionale de la faune du Nord-du-Québec a laissé savoir que le service de récupération des peaux de gibier, qui se faisait au 951, boulevard Hamel, ne sera pas répété. La raison de l’arrêt de ce système n’a pas été mentionnée, sauf que les gens du ministère ont tenu à remercier les chasseurs qui ont apporté leur collaboration dans le passé.

Souper FQSA

L’édition 2012 du souper-bénéfice de la Fédération québécoise pour le saumon de l’Atlantique aura lieu le 26 octobre, à compter de 17 h 30, au théâtre Le Capitole de Québec. Il sera sous la présidence d’honneur de Denis Forget, vice-président exécutif du Groupe Uniprix. Si vous désirez participer à cet événement, vous pouvez joindre les gens de la FQSA, au 418 877-9191.

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