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CHRONIQUE: Jigger la grise comme le doré

17 septembre 2012

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Patrick Campeau – Journal de Montréal – 1er août 2012

Quand la colonne d’eau se réchauffe, les ombles se dirigent vers les grandes profondeurs afin de trouver des eaux plus fraîches.

Il faut alors opter pour des techniques qui vous permettent de vous enfoncer au cœur de l’action.

Le fil plombé est un accessoire utile pour entraîner vos présentations vers les abysses. En l’utilisant à la traîne, à basse vitesse, votre leurre descend de 6 à 8 pieds, pour chaque couleur de fil, qui indique une longueur de 30 pieds.

Le fil métallique propose lui aussi d’intéressantes qualités pour la pêche à proximité des gouffres, mise à part sa tendance à se plier sur lui-même, à l’occasion, lorsqu’il n’est pas utilisé correctement. Normalement, il faut laisser traîner environ 120 pieds de Monel, pour chaque tranche de 15 pieds de profondeur qu’on souhaite atteindre.

Le downrigger est quant à lui le champion toute catégorie pour cibler avec précision les poissons qui se prélassent entre deux eaux ou près du substrat.

Au fond l’action

Quand vous arpentez la surface de votre plan d’eau et que vous voyez des poissons sur votre écran de sonar à de grandes profondeurs et que ces derniers semblent directement posés sur le fond marin, dites-vous qu’il s’agit fort possiblement de truites grises. Ces dernières sont alors difficiles à atteindre avec les techniques traditionnelles, surtout si le relief marin est accidenté.

Les amateurs de pêche au doré ont l’habitude de se servir d’une dandinette pour tenter de les déjouer. Pour y arriver, il suffit de se servir d’un leurre à corps souple monté sur une tête de jig. On descend le tout directement jusqu’au fond et on fait un mouvement continu de haut en bas. On soulève de 12 à 18 pouces au maximum et l’important, c’est de la soutenir lorsqu’elle redescend, car plus de 80 % des attaques se produisent à ce moment. Il est aussi souhaitable de demeurer parfaitement à la verticale lors de différents mouvements afin de ne pas perdre contact avec le fond et du même coup avec les attaques potentielles de ces prédateurs.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, taquiner les touladis qui se vautrent dans les bas-fonds de la même façon que vous le feriez pour les percidés. Bien que les grandes profondeurs de 75, 90, 100, voire 125 pieds puissent sembler difficilement exploitables, sachez, qu’il s’agit d’un très bon moyen d’arriver à vos fins.

L’été dernier, au lac du Cerf, durant les vacances de la construction, j’ai attrapé un beau poisson que j’avais localisé à 177 pieds de profondeur.

Truc du métier

Lorsque vous remontez votre offrande, prenez votre temps et faites de brèves pauses tous les cinq ou six pieds. Il arrive à l’occasion qu’une grise hésitante suive votre présentation et qu’elle se laisse tenter lorsqu’elle la voit remonter vers la surface.

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