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CHRONIQUE: Une chasse différente

21 mars 2012

CHRONIQUE: Une chasse différente Patrick Campeau - Journal de Montréal - 17 mars 2012

Patrick Campeau – Journal de Montréal – 17 mars 2012

Lorsqu’on va en forêt pour tenter de capturer un gibier, les résultats ne sont évidemment pas garantis.

Benoît Voghell est un chic type qui se passionne depuis toujours pour tout ce qui touche à l’élevage des animaux. Il a vécu et travaillé sur la ferme porcine et les grandes cultures de ses parents, situées à Sainte-Césaire, sur la Rive-Sud de Montréal, jusqu’à l’âge de 30 ans.

Alors qu’il n’avait que 15 ans, il a acheté deux sangliers qu’il a élevés avec le reste du troupeau. Lorsqu’il a atteint sa maturité légale, il s’est offert un voyage de deux semaines en France. Il a alors découvert que ces porcs sauvages sont, de loin, le type de gibier le plus populaire en Europe et qu’il y a même de gigantesques sites de chasse voués à la capture de ces bêtes. Il y a un tel engouement qu’il y a cinq magazines qui se spécialisent à cette activité de prélèvement.

À son retour au pays, ce jeune homme avait un nouveau rêve, soit de devenir propriétaire d’une ferme cynégétique sous forme de ranch et spécialisée dans les gibiers exotiques. À 20 ans, Benoît avait un cheptel de 70 sangliers. En 2001, il a fait l’acquisition d’un immense domaine de 400 acres.

FAUSSE PERCEPTION

Comme le dit si bien ce passionné, ce qui est malheureux, au Québec, c’est que lorsqu’on parle de chasse en enclos, la très grande majorité des gens ont l’impression que les adeptes traquent le gibier sur un lopin de terre qui a la taille d’un terrain de tennis et que la capture de l’animal est incroyablement facile.

Au Ranch d’Amérique, il s’agit d’une tout autre histoire. Le domaine est subdivisé en cinq territoires de grandeurs différentes, variant 15 à 100 acres ou, si vous préférez, sur des superficies ayant la taille de 11 à 75 terrains de football, en pleine nature, avec arbres et végétation. Ce sont surtout les archers, les arbalétriers et les personnes qui ne sont pas en bonne condition physique qui optent pour le plus petit lot.

Lorsque le sanglier est libéré, il s’enfonce au sein de la nature et il se fond à merveille dans le décor. Si vous croyez que l’activité se déroule en quelques minutes à peine, détrompez-vous ! Il faut en général plusieurs heures, voire toute la journée et de bonnes techniques de chasse si on espère déjouer le gibier visé. Tout comme le cerf de Virginie, ce cousin du porc domestique a un très bon odorat, une excellente ouïe et une bonne vision.

En hiver, le défi est différent, car l’animal a plus de difficulté à se camoufler. Pour accroître le défi, les clients sont dirigés vers les plus grandes zones.

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