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ACTUALITÉ: Un Parc faunique en projet

9 mars 2012

ACTUALITÉ: Un Parc faunique en projet, Julien Cabana, Journal de Québec - 27 février 2012

Julien Cabana, Journal de Québec – 27 février 2012

Avec la fermeture du Zoo de Québec, la région se retrouve avec un manque de spécialistes pour venir en aide aux animaux sauvages qui sont victimes de blessures à la suite d’accident ou autre. Des gens veulent y remédier en créant un Parc faunique.

L’idée a germé dans la tête de deux hommes qui sont déjà très impliqués dans le domaine, François Richard et Guy Gosselin. Depuis 12 ans, Richard dirige Safari éducation, une organisation vouée à l’éducation en sciences et nature. De son côté, Gosselin opère, depuis 15 ans, Le Service de capture faunique du Québec.

« Nous voulons créer ce refuge pour aider les animaux victimes d’accidents de la route entre autres ou encore d’animaux découverts dans les milieux habités, qui, s’ils ont de l’aide, pourront retourner dans leur milieu naturel, explique Richard. Nous voulons aussi en profiter pour aider les gens à mieux connaître ces espèces sauvages qui peuplent nos forêts et de plus en plus, des sites habités. Nous aurons donc un volet éducation dans notre aventure. Les gens pourront visiter le site, c’est certain. » Les deux hommes veulent offrir un centre d’observation de la faune sauvage pour le grand public, mais aussi pour les groupes scolaires et même les touristes étrangers qui visitent Québec et sa région, à l’intérieur de leur projet.

Retourner dans la nature

Un autre but visé par ces deux spécialistes, c’est de réhabiliter et réinsérer les animaux sauvages dans leur milieu.

« Il est certain que nous aurons un endroit qui ne sera pas accessible au public afin de pouvoir soigner les animaux et leur permettre de retourner dans la nature, explique le spécialiste. Parmi nos objectifs, nous voulons capturer et soigner des animaux qui, sans des interventions de notre part, n’ont pas beaucoup de chances de survie. »

Présentement, si un animal sauvage a besoin d’aide, les agents de protection de la faune n’ont que deux portes de sortie, à savoir le Zoo de Saint-Félicien et le Refuge Pageau, à Amos en Abitibi.

« Il faut avoir quelque chose dans notre région afin d’éviter qu’un animal qui est retrouvé en Gaspésie, par exemple, ait besoin de faire toute cette route pour obtenir des soins. La région de Québec a besoin d’un tel équipement. »

Coopérative

Pour mener à bien leur projet, les deux hommes ont décidé d’y aller avec un modèle de coopérative qui permettra d’amasser des fonds pour le démarrage, d’une part, mais aussi aux différents membres de partager leur expérience.

« Nous visons à réunir 1 000 membres qui vont investir 100 $ chacun, ce qui nous donnera la mise de fonds de départ. Il s’agira d’un statut de membres utilisateurs-loisir, qui pourront profiter des lieux en famille et obtenir des services à des coûts moindres. Le site peut devenir une espèce de laboratoire naturel où tout le monde pourra en savoir un peu plus sur les animaux sauvages de chez nous. »

Sur le site, il est prévu d’avoir des modules de réhabilitation mais aussi des sentiers d’interprétation, des aires de jeu pour la famille, une petite ferme, une piste d”hébertisme, le tout sur le même terrain. Certains animaux qui ne seront pas réhabilitables pourront vivre sur le site en toute sécurité.

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